Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 09:46

Il est prévu que ce blog s'auto-détruise fin novembre 2011...

 

 

 

Ma nouvelle adresse blog est dès aujourd'hui

 

http://blogdunpsy.blogspot.com

 

 

 

Vous  pouvez déjà "lui" rendre visite, c'est  ici

 

 

Vous pouvez aussi aller sur mon "ancien blog", où vous trouverez tous mes articles publiés depuis quatre ans.

Par Psyblog
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 21:55

 


 

18 ans. Belle jeune fille. Bonne scolarité. Bac en poche. Un petit copain. Une maman, un papa qu'elle ne voit plus depuis des années. Un petit frère et une petite soeur. Des études supérieures en cours par correspondance. La vie, quoi ! Sauf que...

 

Sauf que...

Elle ne peut entrer dans un magasin pour acheter quelque chose et est "obligée" d'"utiliser" les autres pour le faire. Elle ne peut aller dans une soirée à laquelle l'invitent son "petit-copain" et ses amis, elle ne peut aller au cinéma, elle ne peut aller à une conférence. Parce qu'elle a peur, peur qu'on la regarde, peur qu'on la perçoive ridicule, peur, peur, peur...

Elle avait commencé en septembre une formation dans une ville à une centaine de kilomètres. Elle a arrêté au bout d'une semaine. Elle dit que c'est parce que cette formation ne lui plaisait pas. Elle dit aussi qu'elle ne se sentait pas bien toute seule dans sa "piaule", qu'elle pleurait tout le temps, qu'elle pleurait d'être loin de chez elle, et surtout de sa mère... Elle dit aussi que parfois elle refuse d'aller à une soirée, même avec des personnes qu'elle aime, au motif que elle ne veut pas laisser sa maman seule (Moi je n'aime pas être seule alors ma mère non plus je suppose... Et pourtant elle me dit d'y aller !). Elle ne peut se projeter loin de sa maman. Dans dix ans ? D'abord c'est difficile de m'imaginer dans dix ans, mais si vraiment j'essaie, ce sera tout près de chez ma mère. Exit les enfants, le mari, la profession, seule compte, comme ça, spontanément... Tout près de chez ma mère.

Et comme je le lui note, elle me dit, dans une colère retenue J'en ai marre, j'en ai marre de ma mère. Je n'arrive pas à me passer d'elle, je sais bien que c'est moi qui ai peur de lui faire de la peine...

 

Je n'ai rencontré cette jeune fille qu'une seule fois. Nous sommes "partis" sur le chemin de sa liberté. Nous allons partir sur le chemin de sa liberté. Pour qu'elle se permette de quitter cette maman-là pour qui elle a si peur. Pour qu'elle se permette de vivre sa vie à elle et non celle qu'elle pense que sa maman voudrait qu'elle vive.

 

Sa peur des autres, son impossibilité à vivre seule dans une petite chambre (oui, je sais, c'est pas facile même quand on va bien !) à une centaine de kilomètres de chez elle, cette même impossibilité d'aller acheter seule même une baguette de pain, cette quasi-impossibilité de penser à elle hors de sa mère évoque à la fois la phobie sociale, la séparation impossible, l'effacement de soi, l'inconfiance / l'insconcience de soi, ET ce que j'appellerais bien "La peur de l'extérieur", la peur du monde extérieur. A tant protéger (que ce soit "vrai" ou seulement "imaginé" par l'enfant) laisse entendre que le monde extérieur est "dangereux". Et il semble quie ce soit clairement ce que pense cette jeune fille : Le monde extérieur est dangereux. Il (le monde, les gens) va la juger, et tant qu'à faire la trouver ridicule.

Ce qui a fait que cette jeune fille soit à ce point prisonnière de sa relation à sa mère, je n'en sais aujourd'hui rien, mais c'est sans doute sur cet emprisonnement et sur l'acceptation de cet emprisonnement que nous allons travailler. Sa mère ne l'a pas emprisonnée, mais elle l'a pensée et s'est laissée faire. Pourquoi ?

 

Ce que nous laissons entendre, nous, parents, à nos enfants quant à leur liberté de choisir et de vivre leur vie à eux se joue au jour le jour. A coup de C'est toi qui choisis et à coup de Je te dis ce que j'en pense mais tu fais comme tu veux, mais aussi à coup de Tu feras comme je te dis, de Je suis triste quand tu pars, de Je suis malheureux quand tu n'es pas d'accord avec moi, de Fais ce que tu veux mais si tu ne fais pas ce que je veux tu dégages, de Tu es libre, mon fils (ma fille). Alors parfois "ça" donne parfois un "résultat" que nous n'imaginions pas, que nous n'espérions pas...

Rhaaa ! Quelle tâche difficile d'être parent !

Comme disait Dolto, la Grande Françoise, en substance : Peu importe ce que vous ferez, vous le ferez mal. Elle parlait des parents. Bien sûr !

Par Psyblog - Publié dans : Réflexions - Communauté : Psychologie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 16:34

Voilà ! C'est fait ! Enfin, je commence à déménager mon Blog d'avant vers celui-ci, qui me servira désormais de base pricipale pour publier mes notes.

J'ai commencé à y tranférer mes "vieilles" notes, avec les commentaires associés, parce que je souhaite garder trace de tout ce que j'ai écrit et publié depuis maintenant quatre ans.

Je ne formule qu'un seul souhait (enfin, deux !) : Que vous me retrouviez ici et continuiez à me suivre / lire / commenter...

Alors pendant quelques semaines sans doute ne je publierai pas grand chose, tant je serai occupé par le transfert de mes notes d'un blog à l'autre... Mais je suis toujours là.

 

Il est étonnant comment, en relisant mes notes et vos commentaires, je m'aperçois que beaucoup d'entre vous ont disparu, combien aussi les relations avec certains d'entre vous (oui, je sais, je devrais plutôt dire "certaines" -sourire-) ont évolué, n'est-ce pas, Kli, n'est-ce pas, Souricette34, n'est-ce pas tant de vous autres (oui, bon, sur les doigts des deux mains pas plus mais je n'ai que deux mains !) que depuis 2007 j'ai rencontrées  "en vrai", devenues pour certains et certaines d'entre vous de vrai(e)s ami(e)s...

 

Voilà... ma base sera désormais ici... J'espère que vous vous y sentirez aussi bien que "là-bas"... Moi pas vraiment encore, mais bon, le contenu a toujours compté davantage pour moi que le contenant, alors ça devrait le faire...

 

 


Par Psyblog - Publié dans : Moi perso
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 16:22

Commentaires

 

Décidément encore une note qui me plait, qui m'amène encore un peu plus à la découverte de l'auteur du blog.
Une note qui m'a emenée vers d'autres horizons et qui m'a poussé à en écrire une à mon tour sur le sujet.
A bientôt

 

Si tous les psy du monde...
si tous les gars du monde... si toutes les femmes du monde... avaient ce souci de se mettre à la portée de celui qui l'écoute et qu'ils ecoutent...
merci!

pour le bouquin... il y a sans doute un marché!!
;-)

 

un catalogue des cabinets de psy... c'est une bonne idee ! Moi, j'aime bien les psys qui parlent...
Ma première psychologue (à 15 ans) n'etait ni muette, ni parleuse... quelques questions... Je me souviens de silences desagrables... Apres, j'ai suivi des seances de psychodrames (moi toute seule, avec une equipe de "psys" pour jouer les roles...) Ni salon, ni bureau, une salle de centre médico-social...
Plus tard, vers 20 ans, un psychiatre. Un bureau chic. Peu de paroles, et pas les bonnes... Et puis, l'impression de pouvoir lui mentir, donc inutile... mais je le savais avant, j'y suis allee parce qu'on m'y poussait, alors que je voulais une sophrologue parce que j'avais le sentiment d'avoir déjà fait le travail "psy" proprement dit... Par hasard, le medecin anti-douleur que j'ai rencontre peu apres etait une femme sophrologue... :-) Un cabinet de généraliste, donc, et une femme qui parlait... Rapidement, on a plus parlé que fait de la sophro... c'était juste un biais... le lien qu'il me manquait pour me réconcilier avec le monde médical... et moi. Elle parle, mais ne m'a jamais rien imposé... Elle m'a laisse le temps de comprendre, d'avancer... Comme tu dis.
Partager ces instants est une manière de te dire "merci" pour ceux que tu as aidé et qui sont restes silencieux parce que c'est aussi le jeu...

 

J'aime aussi quand on me parle, quand on me permet de rebondir et de comprendre. Je n'ai jamais été chez quelqu'un qui ne faisait que m'écouter mais je sais que celà ne me plairait pas du tout oh non !
Oui l'acceuil, le petit salon sont importants pour permettre à la personne d'être en confiance.
Très bonne idée le catalaogue de psys !!! Jaime beaucoup te lire...
A bientôt.
Vie secrete

 

Tu es surtout un psy qui écoute son coeur et qui choisit d'être créatif pour apporter un mieux être.
Se mettre à la portée des personnes qui ont besoin d'être écoutées, c'est une des formes de l'écoute.
Parler, c'est exprimer ses émotions, ressentis, pensées... et d'après ta note sur le "mal à dire" c'est souvent ce qui bloque chez tes patients. C'est donc peut-être aussi une manière pour toi de montrer l'exemple ?
Bien à toi,

 

pour l'instant, je n'ai pas envie de parler à un psy, pourquoi faire? j'en ai pas besoin, mouah!..., que nenni!!(humour) mais...j'ai envie que l'on me lise,que l'on commente ou qu'on m'ecoute... paradoxal...non?
merci d'etre passé sur mon ptit blog...

 

Il y a 6 ans j'ai fait la démarche d'aller voir un psy après.... des années d'hésitation..... pas parce que j'étais contre cette idée... mais toujours cette fameuse peur ... d'on ne sait quoi....
Bref, suite à une réflexion de mon généraliste qui me connaissait très bien et qui m'a dit un jour "je crois que je sais ce que tu as mais je ne peux pas te le dire"... j'ai eu beau le supplier et faire du charme, il n'a rien voulu me dire, mais il m'avait suffisemment intriguée pour que je me décide...

1er rendez-vous avec un psy homme (j'aurais préféré une femme mais il m'aurait fallu attendre bien plus longtemps et je n'étais vraiment pas bien à l'époque)... 1er contact, tout se passe... bien... (c'était un psy qui parlait aussi, juste ce qu'il faut je présume, mais suffisemment pour m'enlever cette crainte de me retrouver devant un "mur"!!)...... J'ai beaucoup pleuré, un abcès était crevé, je suis repartie plus légère, je me sentais bien et attendais déjà avec impatience le rendez-vous suivant... qui eut lieu une semaine plus tard (il m'avait laissée me débrouiller avec la secrétaire sans rien me préciser...) : je rentre dans le cabinet.... déjà malaise, affreuse odeur de tabac froid.... il semblait énervé.... pourquoi je revenais au bout d'une semaine, c'était trop rapproché (!!!).... il allume une cigarette... une 2ème.... quand je lui dis que je n'arrive pas à parler avec mon conjoint, il m'agresse presque en me disant "et pourquoi vous ne parlez pas?"?!!.... Avec le recul, je me suis dit que son attitude et son agressivité étaient peut-être volontaires pour me déstabiliser et me pousser à aller au fond de moi.... mais je n'ai pas cherché à approfondir.. et je ne l'ai plus revu!

... 1 mois après j'allais chez la psy femme.... 1er contact super... enfin j'avais trouvé une bonne oreille... et elle non plus n'était pas muette... Mais après 2-3 séances, nouvelle déception, elle avait perdu mon dossier, en recommençait un autre ... qu'elle ne trouvait pas la fois suivante... et au bout de 3 séances quand elle me demandait comment j'allais, je lui répondais "bien".... "oui, vous avez l'air bien.... vous savez vous analyser...".... j'ai fait 2 séances supplémentaires qui ont duré..... 5 mn chacune!!!... et je n'y suis plus retournée!... Pourquoi faire puisque je savais bien m'analyser et que je pouvais lui raconter n'importe quoi!!....
Maintenant je me demande si je n'aurais pas pu aller plus au fond des choses?... Bien sûr... Je me dis qu'elle ne m'a pas posé les "bonnes" questions, que nos entretiens sont restés très superficiels et que ces séances ne m'ont pas servi à grand-chose..... Son rôle n'aurait-il pas été de me guider pour m'aider à progresser et comprendre mon mal être?? Et si j'étais restée avec le 1er peut-être aurait-il fini par me faire sortir hors de moi avec son attitude provocatrice....

..... Et je n'ai jamais su si ces séances ont été suffisantes pour que je dévoile ce à quoi pensait mon généraliste!!....

...Enfin tout ça (pardon pour la longueur de ce commentaire, je me suis laissée emporter!!!...) pour dire qu'il n'y a pas toujours que des psys qui savent ainsi se mettre à la portée de leurs patients, les accueillir et les mettre suffisemment à l'aise... Il me semble quand même que c'est primordial pour la relation qui doit s'établir....

Alors bravo à toi d'être un psy qui parle, accueillant, souriant... il en faudrait beaucoup comme toi!... Et peut-être alors les gens auraient moins honte et moins peur d'aller voir un psy.......

 

Je t'ai lue...
Trouver un psy qui "nous convienne" est parfois délicat. Outre le fait que ton "premier" psy fume en consultation, ce que je trouve inadmissible), son comportement a de fait ^provoqué chez toi un rejet. La provocation, le silence ou tout autre comportement du psy est j'ose encore le croire, mesuré et pensé... J'ose le croire tout en sachant que ce n'est pas toujours le cas...
Une remarque toutefois : le fait de préférer un homme ou une femme a aussi de l'importance, tout en sachant qu' "un psy n'a pas de sexe". Ou ne devrait pas en avoir...

 

Merci d'avoir pris le temps de me répondre!...

"Un psy n'a pas de sexe", certes, mais au départ, on a tout de même face à soi un psy-homme ou un psy-femme "physiquement"... Plus tard, lorsque le contact aura été établi, alors seulement les choses peuvent être perçues différemment.... Je me suis d'ailleurs aperçue que finalement... je pouvais me confier plus facilement... à un "homme" (je mets entre-guillemets puisque le psy n'est pas "sexué";-).... ce qui n'aurait pas dû me surprendre car j'ai toujours préféré les médecins hommes.... Je suis sûre qu'il doit y avoir là aussi une signification à rechercher?!!...

Je veux bien croire que le comportement du psy soit pensé et étudié pour faire réagir, encore faut-il que ce comportement ne soit pas source de "blocage" non plus, d'où l'intérêt de ne pas laisser ces "silences angoissants" et lourds s'établir et se prolonger alors que parfois il suffirait peut-être d'un tout petit "coup de pouce" pour pouvoir évacuer... coup de pouce qui m'a manqué j'en suis convaincue.... Mais je ne suis pas psy!!.....
Je serai tenter d'y retourner... mais pas envie de raconter 15 fois la même chose à 15 psys différents avant de tomber, peut-être, avec un peu de chance, sur LE bon!!.....

 

c'est justement parce que je ne pratique pas "l'abstinence des mots" que je suis en charge de clients! on vient me demander parce que l'on sait cela et j'en suis à la fois heureuse, et renforcer dans ma pratique !

 

"Trouver un psychologue qui nous convienne" avez vous écrit . Alors je me suis demandée si ce n'était pas là un éspoir de se trouver (le)(les)parent(s) idéal(e)(s)(?)... Et puis le jours où "on" comprend que celà est une illusion "le(s) parent(s) idéal(aux)" et que donc s'être sentie tenue d'être "l'enfant idéale" est aussi une illusion , alors "on" est libre d'être ou de ne pas être ? voilà la quéstion . Et "on" peut y répondre seule ,parceque personne n'y répondra jamais à notre place . Alors je pense que : "on" est peut-être pas "guerri" mais que ça y ressemble (à quelquechose comme la libérté.......

 

Trouver un psy qui parle, c'est rare, je pense ? Le premier que j'ai vu à la suite d'une tentative de suicide ne recevait que temporairement, aux urgences. Le second, c'était "ouvre la bouche, avale ces pilules et laisse la place au patient suivant" - 10mn de consultation à peine. Le troisième... ne parlait pas français !!! (quand il me faisait répéter ce que je disais, je croyais qu'il était dur d'oreille). Résultat : je ne vois plus de psy.

 

Tout n'est-il pas après tout que question de mesure ?

Entre le psy mutique, qui fait penser à ces petits chiens hyper kitch secouant la tête qu'on mettait jadis à l'arrière des voitures... Inexpressif et qui fait froid dans le dos...

Et le moulin à parole qui ne vous en laisse pas placer une et ne vous entend pas tant il est pressé de plaquer sur vous ses propres projections...

Il y a une marge.

De la même manière, on peut être chaleureux et peu bavard, et être très verbeux tout en étant glacial... J'ai déjà vu ça une paire de fois (je précise parce que souvent on associe mutique=froid et bavard=chaleureux et humain).

Il y a certainement des entre-deux très riches et très "peuplés" permettant à chacun de trouver le/la pro qui lui conviendra.

Le silence du psy a pour fonction de laisser la place à la parole du sujet qu'il/elle reçoit. Pas de la bloquer.

La parole du psy a pour fonction de faciliter la parole du consultant... Pas de lui servir de paravent défensif qui ferait barrage à toute élaboration.

Une simple question de mesure vous dis-je !

Cordialement,

 

En lisant cette note, je ne peux m’empêcher de raconter une histoire : celle de mon premier (et dernier) RDV avec un psy, il y a un peu plus de 15 ans, à une époque où je cherchais désespérément à trouver LE psy qui me conviendrait. J’ai par ailleurs trouvé quelques mois plus tard un thérapeute qui m’a fameusement aidée pendant un peu plus de 2 ans.

Donc, je cherchais un psy. J’en avais déjà consulté l’un ou l’autre, conseillé par telle ou telle personne, mais aucun ne m’avait convaincue. Un jour, me disant que le hasard fait parfois bien les choses, je pris un bottin de téléphone, cherchai la rubrique « psy » et y choisis un nom au pif.

Lors de la prise de RDV, le psy que j’eu au bout du fil, me dit qu’il ne fallait pas que je m’étonne en arrivant devant l’adresse qu’il m’avait indiquée, d’y trouver une plaque de médecin et non de psy : il recevait dans la demeure de son frère qui était médecin. En fait, le médecin prêtait quelques heures par semaine son cabinet à son frère psy. Mais ce médecin était en fait gynécologue… Résultat : trônait bien en vue dans ce cabinet le « divan » de gynéco ! Je ne sais pas l’effet que ce meuble produisait sur les autres patientes de ce psy. Pour ma part, je n’ai vu que ce drôle de fauteuil tout le temps qu’a duré la consultation…

 

Le choix du psychanalyste ou psychologue (je préfère les psychanalystes) est parfois difficile.
Prendre la décision de commencer une analyse demande une bonne dose de courage. Pour devenir psychanalyste il faut avoir étudier la psychologie (clinique c'est pas mal) et avoir fait une analyse.
Ensuite les premières année ou l'on commence à recevoir des patients, on est supervisé c'est à dire que pendant la séance je note puis je transmets à mon superviseur. Ensuite je vous renvoi le tout à la séance prochaine.
Il est certain (mais je me répète)que le premier contact est très important.
toutefois si vous en êtes à votre trentième psy, posez vous la question "mais que ce qui n'empêche de faire un vrai travail en profondeur".
Alors courage et persévérez dans votre entreprise.

Par Psyblog - Publié dans : Le psy
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 16:09

Commentaires

 

absolument d'accord !
comme le disait Dolto à propos des mères : il y a la mère et il y a la "maman" celle qui materne, protège...

d'ailleurs les enfants ne s'y trompent pas qui appellent souvent leur "tata" (assistante familiale ASE) "maman" et pour lesquels nous faisons souvent l'erreur de leur dire "non, non, elle n'est pas ta maman" alors que nous ne mettons pas le même sens sous ce mot...

c'est la même chose pour le "papa" et cette chanson là m'avait aussi beaucoup émue...

 

Hello

J'ai mis longtemps à ne plus évoquer mon père comme mon "géniteur". Aujourd'hui, j'ai intégré le fait qu'il est mon "père", meme si j'en aurai souhaité un autre.
Mais le papa,je n'y arrive pas encore. Nous nous sommes passés à coté, je crois.

Et à part lui, je n'ai pas eu la chance d'avoir un référentiel masculin, un attachement sécurisant à un homme de référence, j'ai grandi dans un milieu très féminin, sans pour autant parvenir vraiment à y trouver ma place.

Aujourdh'ui, je sens ce besoin d'avoir les 2: un papa et une maman, d'avoir une main que je tiens de chaque cote, je recherche cette equilibre dans beaucoup de choses et de manière surprenante parfois...

Par ex, j'ai 2 therapeutes: ce sont 2 femmes, mais je sais qu'il y en a une qui représente le père pour moi et l'autre la mère.
J'essaie peut etre de recréer dans ma vie d'aujourdh'ui et dans mes relations des references que je n'ai pas.
Le fait d'avoir 2 thérapeutes me gene parfois (1 des 2 ne le sait pas), et j'ai peur de le dire parce que j'ai peur qu'on me demande de choisir et pour l'enfant que je suis encore:on ne peut pas choisir entre son pere et sa mere.

 

Votre note fait écho a une situation récente pour moi. La dernière fille de mon compagnon ( 7 ans) a émis le souhait de m'appeler "maman". Sa mère biologique est en vie et c'est elle qui a la garde des enfants. Nous avons beaucoup de difficultés à savoir comment cela se passe avec leur mère mais voilà, la petite a émis ce souhait. Nous avons estimé que cela ne serait pas judicieux pour son épanouissement et lui avons expliqué avec douceur que cela n'était pas possible. Mais je me demande toujours si nous avons su faire le choix le plus approprié pour elle... Je crois qu'elle souhaitait cela justement parce que je suis celle qui cajôle, soulage, mais aussi guide et encadre. La chanson que vous citez me paraît être adaptable à la "maman" aussi, non ?

 

Votre définition est impeccable ! La chanson de Serge Lama à laquelle vous faites référence appartient à celles que je préfère - et qui me "touche" le plus. Cette chanson donne en effet une définition magistrale de la paternité.

 

hum... important! ils le sont les 3, mais importants pour qui?

Moi, j'ai un papa, celui qui était là dès mes 4 ans... celui qui a tenu mon vélo quand j'ai enlevé les ptites roues...

Et j'ai un dady, celui que j'ai fantasmé jusqu'à l'age de 19 ans et qui s'est révélé encore mieux que l'imaginaire sur certains points et encore pire que prévu sur d'autres...

Finallement, j'ai 2 pères... et le jour de mon mariage, ils étaient les 2 à mes cotés... chanceuse hein!

 

ahhh! (long soupir)
comme je le trouve belle aussi cette chanson! comme les simples mots sont vrais!
et puis moi , je me dis pourquoi notre histoire avec notre fille part en désastre comme ça?
qu'est ce qu'on fait de mal?
elle a été ce bébé tant désiré , tant attendu , tant photographié , tant protégé...
elle va avoir 15 ans le mois prochain!
il y a 2 mois elle a violemment rejeté son père(biologique , juridique et affectif )
comme nous sommes un couple non-cohabitant , elle ne l'a pas revu depuis
ce matin elle est partie au collège en me hurlant :
"t'es une grosse conne , je te hais , je vous hais tous les 2! je sais pas si tu me reverras ce soir. tout ça pour pas bouger ton gros cul..."
pourquoi cette crise ce matin? parce que j'ai refusé de la conduire à son collège (qui est à 8OOm )et que j'ai refusé qu'elle sèche les cours aujourd'hui!
je ne sais plus quoi faire !
voir un psy? elle refuse
intrenat à sa demande en septembre mais en attendant ?
je sais que vous n'ètes pas un magicien , mais l'occasion était trop belle ... de me confier un peu .

 

Jésus n'est que le dernier pour planeuse, et les trois pour trois pommes.

Et pourtant, il est le même homme, il est le même père, il les aime autant l'un que l'autre.

Je ne peux que pencher pour le troisième.

 

Je penche aussi pour le 3e, que mon père a été, et est toujours, pour son beau-fils.
Et je fais la même chose aujourd'hui pour ma belle-fille.

 

J'avais un amie qui appelait son père "mon truc biologique" et parfois par un lapsus elle disait "mon truc pathologique" !

 

Celui qui s'occupe du quotidien aussi. Rien de plus important pdt longtemps un enfant que le quotidien : le lever pour le départ à l'école, le gouter au retour de l'école, tous ces moments naturels, soi-disant insignifiants et informels pendant lesquels se disent et se font bcp de choses.

Par Psyblog - Publié dans : Réflexions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : BLOG DE PSY
  • : Petites chroniques de psychologie quotidienne. Du vécu, des anecdotes, du bon sens, des questionnements, de l'humour, de la tendresse, de la colère parfois... La vie, quoi !!!

Derniers Commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles

Texte Libre

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés